Le temps retrouvé de l’art

Art et Thérapie
Institut National d’Expression, de Création, d’Art et Thérapie

(Revue et établissement d’enseignement supérieur de médiation artistique et d’art-thérapie)
organise le
Séminaire mensuel à la Halle Saint-Pierre
Sous la direction de Jean-Pierre Klein

Le temps retrouvé de l’art

La mythologie grecque, l’histoire de la photographie, la géronto-psychiatrie, la phénoménologie, les neurosciences, l’esthétique, nous ont accompagnés cette année tous les mois pour des reconquêtes afin de nous aider à parvenir à une temporalité artistique de symbolisation. Nous avons abordé les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.

La dernière journée comme chaque année est consacrée à l’art et à l’art-thérapie

Samedi le 16 juin 2018, toute la journée, de 11 heures à 18 heures 

Le temps de l’art-thérapie

Expériences, ateliers, performances, contes, et conférences sur le thème du temps avec artistes, professeurs de l’inecat, et la participation exceptionnelle de :
Levent Beskardes, poète gestuel, comédien et metteur en scène
en Langue des Signes Française,
Anna Mindess, spécialiste californienne de la communication interculturelle
par les signes
Armand Volkas, un des pionniers de la dramathérapie américaine
&
les artistes et art-thérapeutes Laureline Dalmau, Cécile Huré, Catherine Langlamet, Clotilde LargillierMarion Wassermann
Interprète : Muriel Etcheber

Playback Theatre

Armand Volkas est psychothérapeute et dramathérapeute ainsi que directeur du Centre de soutien et arts vivants à Oakland, en Californie.
Il y dirige un programme pour des étudiants et des thérapeutes qui souhaitent intégrer la dramathérapie dans leur pratique. La dramathérapie intègre l’improvisation théâtrale et le psychodrame comme outils thérapeutiques. Il a développé des programmes innovateurs utilisant la dramathérapie et les art thérapies expressives pour le changement social, la résolution de conflit interculturel, la réconciliation et la communication interculturelle.

Thème de l’année prochaine janvier à juin 2019 : La violence à l’œuvre : de la violence réelle à la violence symbolique

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89
Entrée pour la journée : 15 €  (7 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)

INECAT/Art et Thérapie,
www.inecat.org
https://www.facebook.com/Inecat-1880624175490362/ 


Le temps retrouvé de l’art

Le temps est un enfant qui joue aux dés, Héraclite (Fragment n°52)

La politique de l’économie de marché s’étend maintenant à la sphère de l’art désormais soumise à une incitation permanente à consommer et à ne plus penser. Ainsi s’abolit le temps personnel de l’émotion artistique et de la possibilité pour chacun de devenir, d’advenir, soi-même comme créateur.
L’art, la thérapie, l’art-thérapie, la géronto-psychiatrie, la philosophie, les neurosciences, les psychanalyses, les technologies numériques, l’esthétique peuvent-elles offrir des terrains à des reconquêtes ?
Il urge cependant pour tous de parvenir à un champ personnel de symbolisation qui soit propre à chacun et, du coup, toucher ses semblables. Nous avons choisi cette année d’aborder les dimensions temporelles de l’appropriation subjective de la fabrication des images et imageries de nos mystères.
Les intervenants nous feront partager leurs réflexions engagées comme porteuses d’un sauvetage espéré du chaos trop ordonné d’un monde qui court vers son suicide.

Être ou ne pas être ? Être et ne pas être comme le veut le temps, René Char

PRÉSENTATION DU SÉMINAIRE 2018 PAR JEAN-PIERRE KLEIN


PROGRAMME 2018

Le 20 janvier 2018

François Dingremont, anthropologue de l’art et spécialiste de la Grèce archaïque :
le Kaïros et le temps de l’inventivité

Le 17 février 2018
Jean-Marie Baldner/Yannick Vigouroux, critiques d’art et historiens de la photographie : Les pratiques archaïsantes dans la photographie contemporaine : explorer d’autres temporalités ?

Le 17 mars 2018
Stéphane Charpier, professeur de neurosciences :
Le temps des neurones: le miroir de notre avenir

Le 21 avril 2018
Cyril Hazif-Thomas, gérontopsychiatre :
Comment les malades d’Alzheimer retraitent le temps

Le 19 mai 2018
Pascal Dupond, philosophe : Existence et temporalité

Le 16 juin 2018 toute la journée :
Le temps de l’art-thérapie avec artistes et art-thérapeutes

*

Programme détaillé de l’année : klein.jpkev@gmail.com
entrée 10 € (5 € pour les élèves INECAT carte d’adhérent de l’année)
communication@hallesaintpierre.org Tel : 01 42 58 72 89
INECAT/Art et Thérapie, 27, rue Boyer, 75020 Paris, www.inecat.org

Rencontres en Surréalisme

Conférences
organisées par Françoise Py
chaque deuxième samedi de janvier à juin 2018
dans le cadre de l’Association Pour la Recherche et l’Etude du Surréalisme (L’APRES)
_
Samedi 9 juin de 15h30 à 18h, entrée libre

Quatre femmes de tête :
Claude Cahun, Leonor Fini, Meret Oppenheim et Toyen.

   

par Monique Sebbag
Lectures par Charles Gonzales

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Notices biographiques

Claude Cahun, née Lucy Schwob (1894-1954), est à la fois écrivain, femme de théâtre, et photographe.

Intimiste, poétique et largement autobiographique, l’œuvre de Claude Cahun, qui s’étale sur une vaste période allant de 1910 à 1954 — peu avant sa mort —, échappe aux tentatives de classification ou de rapprochement. Ce sont sans doute ses autoportraits qui ont suscité le plus d’intérêt. L’artiste s’y sert de sa propre image pour démonter un à un les clichés associés à l’identité. Claude Cahun s’est réinventée à travers la photographie (comme à travers l’écriture), en posant pour l’objectif avec un sens aigu de la performance, habillée en femme, en homme, cheveux longs ou crâne rasé (chose des plus incongrues pour une femme de l’époque).

Longtemps méconnue, l’œuvre photographique de Claude Cahun s’est imposée ces dernières années comme l’une des plus originales et des plus fortes de la première moitié du XXe siècle. Elle marque rétrospectivement un jalon capital dans l’histoire du surréalisme tout en faisant écho à l’esthétique contemporaine.

(extrait communiqué exposition au Jeu de paume, 2011)

+ d’infos

Leonor Fini est née à Buenos Aires le 30 Août 1907. Elle passe son enfance à Trieste auprès de sa mère, de ses grands-parents et de son oncle. La famille Braun est très liée à l’intelligentsia triestine : Italo Svevo, Umberto Saba et James Joyce. Elle ne fréquente aucune école d’art et sa formation est entièrement autodidacte. D’où, sans doute, la difficulté de l’identifier à un courant particulier de l’art contemporain, son évolution ayant surtout été marquée par des affinités électives et par son propre « musée imaginaire ».

En 1931, Leonor quitte sa famille et s’établit à Paris où elle présente, l’année suivante, sa première exposition personnelle à la Galerie Bonjean, dont Christian Dior est le directeur.

Elle se lie d’amitié avec Henri Cartier-Bresson, André Pieyre de Mandiargues, Georges Bataille, Max Jacob, Paul Eluard, Max Ernst, sans jamais cependant appartenir au groupe surréaliste.

Les années d’après-guerre resteront pour le grand public celles de l’entrée en scène de Leonor Fini : création de masques, participation à de nombreux bals costumés, décors et costumes pour Le Palais de Cristal de Georges Balanchine, à l’Opéra de Paris, Les Demoiselles de la Nuit de Roland Petit, au théâtre Marigny, L’Enlèvement au Sérail, à la Scala de Milan ainsi que pour des pièces en collaboration avec Jean Mercure, Jacques Audiberti, Albert Camus, Jean Genet, Jean Le Poulain.

Passionnée de littérature et de poésie, Leonor illustra plus d’une cinquantaine d’ouvrages, dont les œuvres de Charles Baudelaire, qu’elle admirait profondément, celles de Paul Verlaine, de Gérard de Nerval, d’Edgar Allan Poe. Parallèlement, elle continua de créer décors et costumes pour l’opéra et le théâtre : « Tannhaüser », à l’Opéra de Paris (1963), « Le Concile d’Amour » d’Oscar Panizza, au Théâtre de Paris (1969) et également pour le cinéma : « Roméo and Juliet » de Renato Castellani (1953), « A Walk with Love and Death »de John Huston (1968). De nombreux écrivains et peintres lui ont consacré des monographies, des essais, des poèmes : Paul Eluard, Giorgio de Chirico, Mario Praz, Max Ernst, Yves Bonnefoy, Constantin Jelenski, Jean-Claude Dedieu.

Debut 1960, Leonor Fini s’installe à Paris, dans un appartement, rue de la Vrillière, entre le Palais Royal et la Place des Victoires. Elle y vécut, entourée de ses amis et de ses chats, ainsi que dans sa maison de Saint-Dyé-sur-Loire, en Loir-et-Cher, jusqu’à sa disparition le 18 janvier 1996.

+ d’infos

 

Meret Oppenheim,
est écrivaine, peintre et plasticienne surréaliste suisse. Elle est membre du mouvement surréaliste des années 1920 aux côtés d’André Breton, Luis Buñuel ou encore Max Ernst. Meret Oppenheim naît à Berlin-Charlottenburg le 6 octobre 1913,  elle décède à Bâle le 15 novembre 1985.

En 1932, Meret Oppenheim part à Paris, elle y fréquente le cercle d’André Breton, Marcel Duchamp et Max Ernst. Elle participe au Salon des Surindépendants. Les photos de Meret Oppenheim nue, prises par Man Ray, font leur apparition.

En 1936 elle fabrique entre autres des bijoux en tubes de métal recouverts de fourrure. Meret Oppenheim crée « Le Déjeuner en fourrure », une oeuvre constituée d’une tasse, de sa soucoupe et d’une petite cuillère recouvertes de fourrure. Sa première exposition individuelle a lieu dans la Galerie Marguerite Schulthess à Bâle.

En 1937, Meret Oppenheim participe à une exposition de groupe des surréalistes. Une longue crise qui durera jusqu’en 1954 commence alors. Elle continue cependant à travailler mais détruit ses œuvres ou les laisse inachevées.

En 1954, Meret Oppenheim s’installe dans son propre atelier à Berne. En 1958, une période de création intense commence. Elle reprend souvent des esquisses, des projets et des idées de son époque parisienne. En 1959, elle organise le Frühlingsfest (Fête de printemps) où le repas est servi aux invités sur le corps d’une femme nue. Quelques mois plus tard, le Frühlingsfest est à nouveau organisé dans la Galerie Cordier à Paris à l’occasion de l’Exposition Internationale du Surréalisme.

En 1985, Meret Oppenheim travaille à une sculpture de fontaine pour les jardins de l’ancienne école Polytechnique de Paris. Elle décède le 15 novembre d’un infarctus le jour du vernissage de son livre « Caroline » qui contient des poèmes et des eaux-fortes. Elle est enterrée dans le caveau de famille à Carona.

+ d’infos

Marie Čermínová, dite « Toyen », née à Prague le  et morte à Paris le , est une artiste peintre tchèque surréaliste.

C’est la rencontre de Toyen avec le peintre Jindrich Styrsky, au début des années 1920, qui est décisive pour la vie de cette femme originale et secrète. Marie Cerminova, qui prend le pseudonyme Toyen, créé avec Styrsky une espèce d’alliance qui permet aux deux artistes de s’inspirer mutuellement et de se compléter. Après une période cubiste, Toyen et Styrsky inventent un mouvement artistique original, l’artificialisme, avant de se joindre au surréalisme. Ils sont membres fondateurs du groupe surréaliste tchèque qui voit le jour en 1934. Styrsky meurt en 1942.

Restée seule, Toyen poursuivra son oeuvre. Elle fuira le danger communiste, rejoindra à Paris son ami André Breton et deviendra, comme lui, un personnage emblématique du mouvement surréaliste. Elle s’affirmera comme un peintre capable de développer les principes du mouvement et de l’enrichir d’une façon personnelle et profonde. L’inconscient, l’angoisse existentielle, le rêve fantastique et l’érotisme hardi – tels sont les grands thèmes de ses visions. Elle réussit à les exprimer, à les matérialiser sur ses tableaux avec une technique picturale de plus en plus perfectionnée.

+ d’infos

Renaldo Kuhler

The Secret World of Renaldo Kuhler
de Brett Ingram

Le livre

Une monographie présentant pour la première fois l’œuvre extraordinairement imaginative de l’artiste visionnaire Renaldo Kuhler (américain, 1931-2013).

Bientôt disponible à la librairie de la Halle Saint Pierre.

Vous avez pu découvrir « Rocaterrania », le monde secret de Renaldo Kuhler dans l’exposition « Raw Vision », en 2014 à la Halle Saint Pierre.
Renaldo Kuhler à l’instar de Henry Darger, Howard Finster, George Widener, et Adolf Wölfli, Renaldo Kuhler était un artiste autodidacte exceptionnellement doué, doté d’une extraordinaire imagination.

Renaldo Kuhler a été illustrateur scientifique autodidacte au Musée des Sciences Naturelles de Caroline du Nord pendant trente ans.
À l’insu de sa famille, de ses amis et de ses collègues, Kuhler a créée un monde imaginaire qu’il a appelé Rocaterrania et qu’il a secrètement illustré pendant plus de soixante ans.

 

Le DVD
La vie et l’œuvre de Kuhler a également donné lieu à un film documentaire, Rocaterrania (74 minutes, 2009), réalisé par Brett Ingram, directeur des archives Renaldo Kuhler, propriétaire et gardien de la collection Kuhler,

Les ÉTERNELS FMR

Les ÉTERNELS FMR
Salon annuel des petits éditeurs indépendants à la Halle Saint Pierre

VERNISSAGE
Jeudi 7 décembre, à partir de 18 heures

Lecture d’un extrait de Fou ! de Christopher Moore par David Sidibé
(Éditions L’Œil d’or)
Carte blanche performative à Céline du Chéné,
accompagnée « d’artistes surprises », autour de
l’Encyclopédie pratique des mauvais genres (Éditions Nada)

Halle Saint Pierre
– à la galerie

Outre la production de plus de soixante éditeurs peu présents en librairie, le festival Les Éternels FMR propose des mises en lectures, des débats, des projections, des expositions, des performances, et coorganise un cycle hors les murs à la maison de la Poésie.

Horaires
du lundi au vendredi de 11 h à 19 h,
le samedi de 11 h à 19 h, le dimanche de 12 h à 18 h
Fermeture à 16 h le 24 et le 31 décembre.
Fermeture complète le 25 décembre et le 1er janvier.

PROGRAMME

samedi 16 décembre, à 15 h, auditorium
Conférence et présentation multimédia de Jean-Pierre Julien autour de l’aventure de la réédition de La Collection coréenne.

samedi 16 décembre, à 16 h, librairie
Signature de l’ouvrage Osso Bucco par Rebecca Montsarrat et Grégoire Mercadé (Éditions Kanjil)

dimanche 17 décembre, 15 h, auditorium
Conférence et séance de dédicace de Monique Pinçon-Charlot,
Michel Pinçon et Étienne Lécroart autour de leur dernière ouvrage
Panique dans le XVIe ! (Éditions La Ville Brûle)

Durant tout le festival, sera présentée une exposition des photographies de
Jean-Pierre Julien autour de la réédition de Collection coréenne et des gravures
de Sarah d’Haeyer.

Cette manifestation est organisée par les éditions L’Œil d’or

L’Œil d’or et la Halle Saint-Pierre
invitent les éditions

À Propos
Al Manar
Anacharsis
Anamosa
Antidata
L’Asiathèque
Asphalte
Atelier de l’Agneau
La Barque
Les Beaux désordres
Belleville éditions
Carnets du dessert de lune
La Cerise
Chandeigne
Charlotte Sometimes
Le Chemin de fer
CMDE
La Clef d’Argent
Cosmografia
Court toujours
Deux degrés
La Dernière Goutte
Dread
L’Echappée
Éditions du pourquoi pas ?
Esperluette
Elisabeth Brunet
Entremonde
Les Fondeurs de briques
Le Grand Os
Goater
H’artpon
Jean-Michel Place
Jean-Pierre Julien
Joie Panique
Kanjil
Kilowatt
Libertalia
Lunatique
Maison Eliza
Manucius
Marguerite Waknine
Le Martin pêcheur
Le Murmure
Nada
Obriart
Panorama
Passage piétons
Passager Clandestin
Points de suspension
Prairial
La Renarde Rouge
Les Rêveurs
Rue de l’échiquier
Rue des promenades
Rue du bouquet
Séquences
Le Sonneur
Le Temps des Cerises
Tendance négative
The Hoochie Coochie
Tinbad
Vedrana
Le Ver à soie
La Ville brûle
Le Visage Vert
Warm
Les Xérographes
Ypsilon
Yvette et Paulette
Zeug
Zinc

Turbulences dans les Balkans

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition

TURBULENCES DANS LES BALKANS
  7 septembre 2017 au 31 juillet 2018
Dossier de presse (cliquez ici)

L’EXPOSITION

L’exposition Turbulences dans les Balkans poursuit les prospections que la Halle Saint Pierre mène depuis plus de vingt ans aux frontières de l’art brut. La scène artistique des Balkans donne à voir ses territoires alternatifs riches de leur complexité et leur diversité. Gardiens du grand héritage de l’art populaire, icône de la pop culture, explorateurs de langages archaïques ou magiciens du matériau brut, tous ces artistes inventent des mondes singuliers travaillés par une Histoire déchaînée autant que par les sentiments et les instincts excessifs qui enflamment leur relation au monde. TURBULENCES, est la métaphore de ces expériences intimes mises en images, en émotions et en réflexions.

C’est le vent de l’art brut qui relie organiquement ces formes d’art différentes mais pourtant voisines.  Comment ne pas porter sur Ilija Bosilj et Sava Sekulic, maîtres de l’art naïf yougoslave, un œil neuf libéré du jugement de la naïveté. Nous serons étonnés de voir comment leur référence au monde réel est éloignée des compromis narratifs avec la réalité objective. Leur maladresse, leur simplicité, leur exagération et leur étrangeté, loin d’être la marque d’une quelconque indigence, expriment leur vision onirique d’un au-delà des apparences révélé dans sa dimension mythique et magique. Dans leur sillage Matija Stanicic, Milan Stanisavljevic et Barbarien feront également pencher leurs œuvres du côté brut de la force psychique.  Mais ce sont les compositions torturées de Jakic, que l’artiste vivait non pas comme « un dessin ou une peinture, mais comme une  sédimentation  de douleur »  qui nous plongent implacablement dans un monde archaïque, déstructurant dans le même temps nos logiques rationnelles. 

Nous devons à Nina Krstic, conservatrice du Musée d’art Naïf et Marginal de Jagodina en Serbie, de conserver et protéger ce patrimoine artistique mais aussi de le partager comme une réalité patrimoniale en perpétuelle évolution. C’est ainsi que, grâce à son action, des artistes aux entreprises très différentes, Siljan Joskin, Ivana Stanisavljevic, Igor Simonovic , Ljubisa Jovanovic Kene ou Vojkan Morar,  revendiquant pleinement leur statut mais se trouvant en porte à faux avec « l’asphyxiante culture » ont gagné la reconnaissance au sein de la tribu créatrice complexe et plurielle des artistes « outsiders ».                                                  

La rencontre de l’art brut et des Balkans n’en est cependant qu’à ses premiers développements, loin de la vulgarisation  en cours en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Autrefois poudrière, aujourd’hui morcelés et en quête de stabilité, les Balkans tentent d’exister ailleurs que dans le poids du passé, que ce soit un passé lointain marqué par la domination des Empires, les mythes nationaux, ou un passé proche fait de conflits armés. En marge des institutions une scène artistique alternative voit le jour. Tournant le dos aux performances trop artificielles et intellectualisées d’un certain art contemporain, des artistes veulent renouer avec des formes d’expression plus authentiques,  ouvertes sur la vie intérieure jusqu’aux confins de l’obsession et du délire.

Entre caractère alternatif et effervescence artistique, des initiatives ont vu le jour qui donnent une visibilité à l’art des marges. L’association Art Brut Serbia, fondée par Goran Stojcetovic s’est donnée pour mission  de créer émulation,  rencontres,  partage aussi bien dans le champ de la réflexion que dans celui de la pratique. Ses membres,  parmi lesquels Danijel Savovic, Budimir Pejakovic, Bojan Dordevic Omca, Dragan Gagac Jovanovic, Dragan Radovic Cica,  sont  de sensibilité très différente et d’une grande variété d’inspiration. Mais ils ont en commun un même besoin viscéral de célébrer le geste créateur, d’oser lever barrages et censures pour réactiver des noyaux de vécu et les sentiments confus qui les traversent. L’association collabore étroitement avec le centre culturel autonome Matrijarsija dont l’objectif est d’être un « générateur puissant d’art turbulent ». Ces nouveaux artisans de la contre-culture, renouvelant le slogan Do it now, do it yourself,  inventent des pratiques artistiques visuelles et musicales spécifiques à destination des artistes marginalisés par le système de production, de présentation et de transmission de l’art. Turbulences dans les Balkans met en acte le besoin existentiel de ces artistes de penser le monde en le poétisant, de faire résonner un langage qui ne raisonnerait plus.  Un langage de la rupture à l’œuvre dans les photomontages d’Emir Sehanovic perpétuant la molybdomancie, un art divinatoire ancestral ou dans les dessins de Zoran Tanasic placardés dans différents lieux de la ville, faisant de l’espace public le théâtre éphémère de son récit personnel.

Les terres sauvages de l’art brut  nous interrogent  sur ce qui reste d’espoir aujourd’hui de renouer avec les forces créatives profondes. En riposte à la prison imaginaire dans laquelle le progressisme technologique nous détient depuis si longtemps, l’insoumission sensible de nos turbulents imagine de folles évasions. Ces artistes ne correspondraient-ils pas à la description nietzschéenne de l’homme du « gai savoir » : « Après avoir subi assez souvent naufrages et catastrophes », ils ont pu découvrir une autre compréhension de la réalité, « un monde […] démesurément riche en choses belles, étrangères, problématiques, terribles et divines »[1] .

Texte du catalogue de Martine Lusardy, directrice et commissaire de l’exposition

[1] Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Paris : Flammarion, 1997, p. 351.


LES ARTISTES

L’ARCHIVISTE
BARBARIEN – Predrag MILICEVIC
Ion BÂRLADEANU dit Ion B.
Ilija BOSILJ BASICEVIC
Boris DEHELJAN
Aleksandar DENIC
Bojan DORDEVIC – dit Omca
Joca GERINGER
Vojislav JAKIC
Siljan JOSKIN
Dragan Gagac JOVANOVIC
Ljubisa JOVANOVIC « KENE »
Dragan MILIVOJEVIC
Vojkan MORAR
Budimir Pejak PEJAKOVIC
Nenad Dzoni RACKOVIC
Dragan “Magicni Cica” RADOVIC
Danijel SAVOVIC
Emir SEHANOVIC
Sava SEKULIC
Igor SOMONOVIC
Matija STANICIC
Ivana STANISAVLJEVIC
Milan STANISAVLJEVIC
Goran STOJCETOVIC
TANASIC Zoran par Ivan ZUPANC


LES PARTENAIRES

    

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TURBULENCES DANS LES BALKANS

Turbolenze balcaniche 
di Sarah Palermo,
Osservatorio Outisder Art, Primavera 2018 (n°15)

 


NAJA 21

Trublion d’un art contemporain légitime et prisé par le marché, la Halle Saint-Pierre accueille pendant quelques mois sous sa verrière Turbulences dans les Balkans. Un ensemble inédit d’œuvres pénétrées des tréfonds humains et des traumatismes de la dernière guerre en Europe.

Cliquez ci-dessous :

« Turbulences dans les Balkans » sous la Halle Saint-Pierre


TELERAMA Sortir
DE L’ART POINTU à la Halle Saint Pierre
Cette sculpture de Jimi Hendrix grandeur nature (1,80 m) pèse bien plus lourd que son modèle humain 200 kilos. Le poids des 4000 boulons, vis, écrous, tiges de métal qui la composent, sans parler des 40 kilos de fil de soudage pour assembler le tout. Boris Deheljan, artiste autodidacte serbe de 36 ans, passionne de rock et de mécanique, a mis six mois à réaliser son icône d’acier. Elle est exposée à la Halle Saint Pierre aux cotes d’autres exemples, très éclectiques, de l’art outsider des Balkans. Cet Hendrix, lui, symbolise, selon son créateur, un élan de liberté, «un souffle de rébellion nécessaire dans un monde asservi»
-S.Be.


La Halle Saint Pierre. Un lieu ouvert à l’altérité.
Bruts, singuliers, hors les normes, turbulents & Cie ont trouvé au cœur de Paris un lieu d’accueil dans une ancienne halle reconvertie. Dans ce cadre peu ordinaire, les expositions et la librairie valent toujours le déplacement.




TELERAMA SORTIR TT

Poursuivant ses découvertes de territoires méconnus aux frontières de l’art brut, la Halle Saint-Pierre nous conduit sur la bouillonnante scène des Balkans. Des générations d’artistes y ont inventé de nouvelles manières d’être au monde, intenses, chaotiques, étranges, parfois très sombres… Issues pour la plupart de collections serbes, les œuvres présentées illustrent l’éclectisme de ce champ esthétique depuis une cinquantaine d’années. Depuis les créations d’inspiration populaire d’un classique comme Bosilj (1895-1972) aux interventions urbaines de Zoran Tanasic, dessins au stylo à bille, piqués sur les arbres, en passant par les monstrueux papiers de Jakic (1932-2003). Une fenêtre entrouverte sur un monde où l’art se frotte au feu de la vie.

http://sortir.telerama.fr/evenements/expos/turbulences-dans-les-balkans,n4889789.php




Les formes agitées et déconcertantes de l’Apocalypse balkanique

par Gilbert Lascault

À la Halle Saint-Pierre, vingt-six créateurs des Balkans peignent, sculptent des formes agitées et déconcertantes, libres, angoissantes ou joyeuses. Elles expriment les fantasmes personnels, les mythes, les contes serbes, les croyances païennes ou chrétiennes, les cauchemars, les douleurs, des effets des dictatures et des guerres, les haines et l’espoir qui résiste.

« Fugacité belgradoise », par Dragan Radović Magični Čica (2016) © Coll. privée


Turbulences dans les Balkans
Une réelle découverte. (cliquez ici)
Froggy’s Delight – article et photos MM

 

Turbulences dans les Balkans


Les turbulences colorées des artistes des Balkans (clique ici)

La Halle Saint-Pierre, à Paris, présente jusqu’au 31 juillet 2018, l’exposition « Turbulences dans les Balkans ». L’occasion de découvrir une multitude d’artistes autodidactes, les « outsiders », qui n’obéissent à aucune lois graphiques, mais qui décrivent avec force et émotivité leur relation au monde. Visite.

Le blog de Thierry HAY


Jovanovic Dragan Gagac : Jour (détail), 2013. Acrylique sur toile, 5 x 2 m


La Halle Saint-Pierre présente une exposition d’art brut tournée vers les Balkans du 7 septembre 2017 au 31 juillet 2018. 26 artistes pour 200 œuvres: voilà donc un vaste projet, comme toujours présenté avec soin par le musée le plus intéressant du 18ème arrondissement.

Pour cette nouvelle exposition qui va durer une année entière (!), la Halle Saint-Pierre propose un voyage dans les Balkans (rappel : les Balkans désignent une région de l’Europe du Sud, entre l’Italie et la Turquie), que l’on découvre à travers une sélection d’artistes atypiques. Leurs œuvres disent autant du passé que du présent de cette très grande région, meurtrie par de nombreuses guerres.

Comment se construit-on dans un territoire marqué de cicatrices ? La réponse est ici donnée 200 fois, à travers des œuvres aux techniques très diverses, mais généralement riches de décennies de tradition.

Car s’il est impossible de distinguer un quelconque mouvement ou lien entre les artistes autre que géographique, chacun témoigne d’un intérêt pour l’authentique, pour l’intériorité : regarder vers soi, vers son héritage, pour mieux aller vers le monde – ou du moins pour penser une oeuvre artistique –, tel semble être le point commun des artistes de l’exposition. 

Aux confins de la folie et du délire, souvent les oeuvres s’approchent du rêve… Une très belle exposition !

en savoir plus sortiraparis.com


EXPO IN THE CITY-SEPT 17

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CARO/JEUNET

MONSTRES ET COMPAGNIE
LE JOURNAL DU DIMANCHE-22 AVRIL 18


RTL

Jean-Pierre Jeunet fait sa Première Heure

 A l’occasion de l’exposition Caro-Jeunet à la Halle Saint-Pierre à Montmartre, Jean-Pierre Jeunet vient raconter sa Première Heure de la semaine.

cliquez ici pour écouter


FRANCE INTER

Antoine de Caunes et Charline Roux reçoivent Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro.

Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro sont dans les studios de Popopop afin de présenter une exposition fortement pop, cabinet de curiosité cinématographique et fantastique sobrement intitulé  “Caro/Jeunet”.

+ d’infos 



FRANCE 2 – Journal de 20 heures (cliquer ici)

Jeudi 23/11/17

Il est l’auteur de films devenus cultes. De « Delicatessen » à « Amélie Poulain » en passant par « La Cité des enfants perdus », Jean-Pierre Jeunet a su imposer son univers. Un univers étrange et poétique qui a séduit Hollywood. Retour sur la carrière de ce touche-à-tout de génie auquel la Halle Saint Pierre à Paris consacre une exposition qu’il partage avec son complice de toujours Marc Caro.

 


Halle Saint Pierre : Martine Lusardy ou l’évidence de l’expo Caro/Jeunet

– BSC NEWS
Par Nicolas Vidal

Du 7 septembre 2017 au 31 juillet 2018, la Halle Saint Pierre accueille l’exposition Caro/Jeunet.  Située au cœur du quartier de Montmartre à Paris, la Halle Saint Pierre met à l’honneur l’art brut et l’art singulier. L’exposition Caro/Jeunet résonne « comme une évidence » selon Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre qui nous présente ce nouvel évènement dans le BSC NEWS.
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Jean-Pierre Jeunet : le cinéma qu’il aime et… celui qu’il aime moins (cliquez ici)

Invité d’Isabelle Morizet, le réalisateur français a livré sa vision du cinéma, de ses coups de foudre à ses rejets profonds.

INTERVIEWIl a connu un succès planétaire avec Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Le cinéaste français Jean-Pierre Jeunet était l’invité de l’émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie alors qu’une exposition lui est consacrée à la Halle Saint-Pierre à paris.

Europe 1


FRANCE 3

Un Soir à Paris à la Halle Saint Pierre pour l’expo cinéma Marc Caro – Jean-Pierre Jeunet 

(cliquez ici pour visionner la vidéo)

Alien ou encore le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, les mondes imaginaires sont à l’honneur à la Halle Saint-Pierre, dans le 18ème arrondissement,avec une exposition inédite sur le cinéma de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Jean-Laurent Serra nous emmène Un Soir à Paris


Sortir à Paris : Exposition Caro/Jeunet à la Halle Saint-Pierre

Sortir à Paris : Exposition Caro/Jeunet à la Halle Saint-Pierre

Alors que l’on attend impatiemment le prochain film de Jean-Pierre Jeunet, la Halle Saint-Pierre nous fait le plaisir de proposer une très belle exposition qui ravira tous les amoureux de l’univers de ce réalisateur.


Visite guidée : Jeunet et Caro, bricoleurs d’imaginaires
(cliquez ici pour visionner la vidéo)


Séquence nostalgie pour Caro et Jeuent (cliquez ici) 

 

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814 698 personnes personnes atteintes !


Au pays d’Amélie POULAIN
A la halle Saint-Pierre, Jeunet et Caro, les réalisateurs de « Delicatessen »
ou « Alien 4 » vous embarquent dans l’univers de leurs films.

France Culture
La Grande table (1ère partie) par Olivia Gesbert
Le cabinet de curiosités de Caro et  Jeunet (cliquez ici)

A travers des objets qu’ils ont amassés au fil des années, Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro nous ouvrent les portes d’une collection éclectique d’où s’échappe leur imaginaire si foisonnant. Ils s’installent à la Grande Table aujourd’hui, et nous racontent leurs aventures collectionneuses…

LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS Crédits : STUDIOCANAL / FRANCE 3 CINEMA / ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12AFP

EXPOSITION
Caro/Jeunet

Depuis le 7 septembre (et jusqu’au 31 juillet 2018), la Halle Saint Pierre, dédiée à l’art « brut et singulier », nous convie dans l’univers de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Le cinéma – à travers extraits de films, objets, costumes et autres documents -y dialogue avec les dessins et peintures de Caro et des œuvres d’art réalisées ou collectionnées par Jeunet.

COTE CINEMA PLUS


Caro et Jeunet s’exposent enfin à Paris

Depuis 1986, la Halle Saint-Pierre est le centre culturel parisien de l’art brut et de l’art singulier : «  un musée d’art populaire non prétentieux  » dit Jean-Pierre Jeunet .

Ça tombe bien car à partir du 8 septembre, la Halle propose l’exposition sans prétention mais magnifique : Caro / Jeunet.

Tout le monde se souvient de Délicatessen (1991) et de La Cité des Enfants Perdus (1995) coréalisés par les deux artistes, mais qui connaît l’étendue du monde imaginaire et fantastique qui les anime ?

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Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, les frères Méliès

Musée consacré aux arts singuliers, la Halle Saint-Pierre, à Paris, expose les dessins, objets et créations plastiques ayant étoffé l’univers unique de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. C’est à cette occasion que Joséphine Bindé a rencontré, pour Télérama, le tandem afin de revenir avec lui sur son parcours et ses inspirations.

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 Télérama ‘ Vodkaster


Caro / Jeunet à la Halle Saint-Pierre : un monde déjanté

Un duo de cinéastes choc qui a bercé la génération 90 avec des films devenus cultes, dont l’univers onirique et fantasmagorique unique leur a valu des succès grandioses. On pense à Delicatessen, à La Cité des Enfants Perdus bien sûr, mais aussi à Alien et au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. La Halle Saint Pierre a eu la fabuleuse idée de dédier une exposition à deux monuments du cinéma français, Caro & Jeunet.

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  • Exponaute


Etudes de costumes par Jean Paul Gaultier, illustrateur : Fabien Esnard-Lascombe © Coll. Jean Pierre Jeunet



La Halle Saint-Pierre accueille deux figures emblématiques du 7 septembre 2017 au 31 juillet 2018 : les cinéastes Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro dialoguent ici dans un joyeux bordel d’objets divers, de références cinématographiques, de monstres et de manèges.

Marc Caro était dessinateur de bande-dessinées (qu’il a publiées dans Métal hurlantFluide glacial ou encore Charlie Mensuel) quand il a rencontré, en 1974, Jean-Pierre Jeunet, au festival du film d’animation d’Annecy. Dans cette atmosphère faite d’inventions et de mondes enfantins, leur entente fût immédiate.

Suivra une belle histoire d’amour et de création : ensemble, ils réalisent Le Bunker de la dernière rafale en 1981, Delicatessen en 1991 puis La Cité des enfants perdus en 1995. Ils partagent un même amour pour les décors sophistiqués et les objets bizarres, accumulent les références à des univers fantastiques, mélancoliques et un peu flippants. 

La Halle Saint-Pierre les fait donc dialoguer dans une grande exposition un peu folledingue, à l’image de nos deux amis, qui associe des extraits de films, des objets, des costumes, des dessins et peintures de Marc Caro et des œuvres de ou collectionnées par Jean-Pierre Jeunet.

En savoir plus

sortiraparis.com



La Halle saint Pierre présente L’exposition CARO/JEUNET .
L’exposition CARO/JEUNET
est une invitation dans le monde singulier des réalisateurs Jean-Pierre JEUNET et Marc CARO.

La Halle Saint Pierre accueille Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro pour une première grande exposition en France. Une rencontre qui s’est imposée comme une évidence, entre les deux figures du cinéma et une institution unique en son genre.

En savoir plus sur :

http://www.paperblog.fr/8464016/exposition-carojeunet-a-la-halle-saint-pierre/

 

Expo Jeunet et Caro à la rentrée !
Les deux maîtres partageront entre autres l’univers de Delicatessen, et le folklore de leur art filmique si singulier dès le 7 septembre. A la Halle Saint Pierre.


CARO / JEUNET – L’exposition à ne pas louper !

Septembre 2017. Exposition Caro / Jeunet

Présentation de l’exposition à la Halle Saint Pierre

Cette idée originale d’exposition laisse trainer un intense suspense. Que décideront de montrer deux tels artistes capables d’intervenir dans tant de registres différents ?

La directrice de la Halle Saint Pierre, Martine Lusardy, sème malgré tout quelques petits cailloux blancs. Son lieu a déjà accueilli des univers « approchants » et complices, tel le regretté H.R. Giger, créateur de quelques créatures dont le personnage principal des films Alien, lors d’une rétrospective en 2005.

Le formidable électromécanomaniaque Gilbert Peyre aussi a eu son exposition, d’ailleurs, avec son esthétique foraine, tant musicale, que mécanique et de surprises.

Mondes étranges, objets d’étonnement et d’interrogation… « dans ce monde onirique et fantastique où les limites de l’impossible sont toujours repoussées, le rêve enfantin côtoie le conte noir, l’absurde et le cocasse le réalisme poétique ».

Une vraie curiosité pour l’événement Caro/Jeunet s’installe…

lire plus :
evous.fr (cliquez ici)


CARO ET JEUNET

LE FABULEUX UNIVERS

Le duo s’expose à la Halle Saint-Pierre, sur la butte Montmartre, à Paris. Un délicieux dédale d’objets fétiches, extraits de films, costumes. Suivez le guide.
Lire la suite cliquez ici : STUDIO CINE LIVE-AOUT 17


Caro et Jeunet, deux univers, deux imaginaires.

Depuis 1986, la Halle Saint Pierre est le centre culturel parisien de l’art brut et de l’art singulier. Grâce à l’exposition Art brut et compagnie en 1995, une première en France, la Halle Saint Pierre installe sa réputation de musée expérimental et précurseur. Elle n’a cessé depuis de présenter au public des collections d’avant-gardes, un regard profond et réflexif sur l’art populaire contemporain. Cette fois, c’est le duo Caro/Jeunet qui est mis à l’honneur.

Lire la suite :

https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/caro-et-jeunet-deux-univers-deux-imaginaires/83842

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Caro/Jeunet

La Halle Saint Pierre
présente l’exposition
CARO / JEUNET
7 septembre 2017 au 31 juillet 2018

Accueillir le duo Caro/Jeunet à la Halle Saint Pierre est une évidence. Bien sûr il y a Montmartre indissociable des pérégrinations sentimentales d’Amélie Poulain, et Alien la créature biomécanique du dessinateur H.R. Giger à qui la Halle consacra une rétrospective en 2005. Il y a aussi des artistes emblématiques de la Halle Saint Pierre que Jeunet découvrit au fil de notre programmation : l’electromécanomaniaque Gilbert Peyre et son esthétique foraine, Ronan-Jim Sevellec et ses cabinets de curiosités miniature à l’élégance fanée ou encore Jéphan de Villiers et son petit peuple imaginaire nostalgique des civilisations perdues. Leurs œuvres et les objets « fétiches » des films des deux réalisateurs ne forment qu’un même monde ouvrant de nouvelles voies vers l’imaginaire. Dans ce monde onirique et fantastique où les limites de l’impossible sont toujours repoussées, le rêve enfantin côtoie le conte noir, l’absurde et le cocasse le réalisme poétique.

Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint Pierre, commissaire de l’exposition

Trailer

*

MARC CARO

 « Si singulier il y a, il me semble que l’association bicéphale que nous avons constituée avec Jean-Pierre Jeunet fut l’une des choses les plus singulières du paysage cinématographique français. Deux cinéastes visuels qui renouent avec les origines du cinématographe…  Pour ma part, notre filiation revendiquée avec Meliès et l’art forain, trouve naturellement sa place à la Halle Saint Pierre qui a toujours su accueillir ceux qui marchent en dehors des clous… »

Marc CARO

Né en 1956 à Nantes, MARC CARO est un auteur de bandes dessinées qui a débuté dans la revue Metal Hurlant à la fin des années 70. Il publie également ses planches dans les magazines Fluide Glacial, Charlie Mensuel et L’Echo des Savanes). C’est aussi un musicien électronique (le groupe Parazite) et un cinéaste issu du cinéma d’animation et de la vidéo expérimentale. Il est connu pour avoir co-réalisé avec Jean-Pierre Jeunet (qu’il rencontre au Festival du Film d’animation d’Annecy en 1974) plusieurs courts-métrages, et les longs-métrages Delicatessen (1991, qui a obtenu de nombreux césars) et La Cité des enfants perdus (1995, présenté en ouverture du festival de Cannes).

Il a réalisé plusieurs courts métrages en solo (Rude Raid, 1985, La Concierge est dans l’escalier (1987)…), le long métrage Dante 01 (2008) ainsi qu’un documentaire sur les robots au Japon (Astroboy à Roboland, 2008).

On lui doit aussi affiches, musiques et décors pour les chorégraphes Régine Chopinot et Philippe Decouflé, ainsi que la direction artistique de nombreux films, parmi lesquels Alien Resurection (1997) de Jean-Pierre Jeunet, Blueberry (2004) de Jan Kounen, et Enter the Void (2009) de Gaspar Noé.

*

JEAN-PIERRE JEUNET

« Dans tous les films que nous avons faits ensemble ou séparément, Marc Caro et moi-même, les objets ont toujours eu une place prépondérante. Marionnettes articulées pour les films d’animation, Machines Steampunk, costumes baroques, Aliens géants, objets emblématiques comme le cahier de photomaton d’Amélie, sans compter les storyboards, dessins de décors, BD et illustrations de Marc Caro… Tant d’objets qui traînaient dans mon bureau que je décidai de les partager. Le choix de la Halle Saint Pierre a été comme une évidence. Musée d’un art populaire non prétentieux… Situé à quelques mètres de là où Nino Quincampoix pourchassait Amélie dans les jardins du Sacré Cœur… C’est à la Halle Saint Pierre que j’ai découvert Jephan de Villiers, Ronan-Jim Sévellec, Charles Matton, Gilbert Peyre, que j’ai admiré les œuvres de Giger, guide spirituel de mon « Alien »… artistes que je collectionne, et qui font le pont entre l’art « singulier » et nos films, qui ne sont pas moins, du moins je l’espère… singuliers. »

Jean-Pierre JEUNET

Jean-Pierre est né le 3 septembre 1953, à Roanne. Longtemps enfant unique, il développe très vite son propre univers et c’est la caméra Super 8 apportée un jour par un ami de ses parents qui lui montre une voie qui pourrait être la sienne. Véritable autodidacte, il commence par réaliser des films d’animation L’Evasion, Le Manège, avec des personnages sculptés par Marc Caro, puis Pas de Repos pour Billy Brakko d’après une BD du même Caro. Ces films de court métrage commencent à faire parler de lui et à glaner de multiples récompenses en France et à l’étranger. Ensemble, toujours, ils réalisent Le Bunker de La Dernière Rafale, court métrage culte de science-fiction,  qui passera en première partie d’Eraserhead de David Lynch dans une salle parisienne durant six années. En 1989, il réalise seul Foutaises avec, déjà, son acteur fétiche Dominique Pinon, et gagnera une cinquantaine de prix dont le César du meilleur court métrage.

Le succès commercial et les nombreux prix de Délicatessen (1991)  permettent à Jeunet & Caro de mettre en chantier un projet ambitieux : La Cité des Enfants perdus, une fable sombre, tellement innovante sur le plan technique qu’elle nécessite la création de nouveaux logiciels et une très longue préparation. Le film est superbe, infiniment poétique. Il est présenté en Ouverture du Festival de Cannes 1995. C’est ce film qui attire l’attention de la Fox qui décide de confier à Jean-Pierre Jeunet la réalisation du 4ème opus de la franchise « Alien Résurrection ».

A l’issue de son séjour hollywoodien, Jean-Pierre Jeunet a la nostalgie des pavés de Montmartre et surtout, après la « grosse machine » d’Alien, il a envie de réaliser un « petit film personnel avec des copains ». Depuis des années, il collectionne des bouts d’idées étonnantes et des fragments d’histoires qui le touchent. Tout prend forme lorsqu’il invente le dénominateur commun à ces histoires : une jeune femme timide mais imaginative et déterminée à enjoliver la vie des autres. Ainsi est née Amélie Poulain, héroïne d’un film qui rend heureux et donne envie d’aimer, car Jean-Pierre Jeunet réussit avec ce film ce qui est considéré comme l’exercice le plus périlleux du cinéma : filmer le bonheur. Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain est le plus grand succès en langue française dans le monde.

Le triomphe du film et l’osmose avec Audrey Tautou lui permet d’envisager un projet qui lui tient à cœur depuis 10 ans : Un Long Dimanche de Fiançailles, l’adaptation du roman de Sebastien Japrisot. Avec Audrey Tautou, Jean-Pierre Jeunet sait qu’il tient sa « Mathilde », jeune femme obstinée à la recherche de son fiancé dans les méandres de la Grande Guerre. Le succès est au rendez-vous, tant sur un plan critique que sur un plan commercial.

Le 28 octobre 2009, sortie du film Micmacs à Tire-Larigot, une fable humaniste où Dany Boon interprète un David luttant contre Goliath, en l’occurrence deux marchands d’armes.

En 2013, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet avec Kyle Catlett et Héléna Bonham Carter est une adaptation du livre-objet de Reif Larsen. Cette adaptation a été écrite en collaboration avec Guillaume Laurant. Le film a été tourné en anglais au Canada, en 3D. La sortie en France le 16 octobre 2014 sera suivie par une sortie Européenne, puis américaine. Thomas Hardmeier a été récompensé du César de la photographie en 2015. Et le film remporte tous les prestigieux 3D society Awards.

En 2015 Jean-Pierre réalise un pilote de série intitulée Casanova avec Diego Luna, Bojana Novakovic, Miranda Richardson et Ben Daniels pour Amazon. Le film sera diffusé sur leur site à l’été 2015, et son chef opérateur Pierre Gill récompensé du prix américain ASC attribué à la photographie.

Jean-Pierre vient de réaliser avec Romain Segaud un court métrage d’animation, mettant en scène ses bestioles, bricolées avec des débris trouvés dans la nature, sur un texte de Jacques Prévert et intitulé Deux escargots s’en vont.

Jean-Pierre Jeunet est le cinéaste français le plus récompensé. Son tour de force est de parvenir à être considéré comme un véritable auteur tout en parvenant à toucher un public large.

 

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