Werner Lambersy

RENCONTRE – SIGNATURE

Werner LAMBERSY
à l’occasion de l’anniversaire du poète
Samedi 16 novembre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre
– à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

 

LECTURES
par Jean-Luc Debattice
&
Nouvelle parution
 Ligne de fond 
éditions La Rumeur libre

INVITES
Dominique Baur
Jean Claude Bologne
Philippe Bouret
Seyhmus Dagtekin
Otto Ganz
Jean-Louis Giannoni
(sous réserve)
Nadine Monfils
(sous réserve)
Jean-Claude Tardif
Pierre Vanderstappen

& de nombreux autres poètes et amis

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WERNER LAMBERSY, né à Anvers le 16 novembre 1941, vit à Paris, à Montmartre, depuis 1980.
Il a choisi d’écrire en français bien qu’il soit issu d’un milieu néerlandophone, acte de résistance et d’antifascisme vis-à-vis de son histoire familiale (son père engagé volontaire dans la Waffen SS, sera condamné à vingt ans de réclusion).

Attaché littéraire au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris jusques en 2002, il est l’auteur d’une 60 d’ouvrages traduits en 20 langues.
Auteur de recueils de poésie, mais également d’essais et de pièces de théâtre, il est considéré comme une voix majeure de la littérature francophone. Il est notamment l’auteur d’une anthologie personnelle qui balise son parcours sur près de quarante années de création poétique, « L’éternité est un battement de cils » aux éditions Actes Sud, 2005.

Sa poésie, celle d’un voyageur sur quatre continents, qui poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement de soi dans l’amour et l’écriture, a été honorée par de nombreux prix, dont le prix Mallarmé, le prix Théophile-Gautier, le prix de la SGDL (Société des Gens de Lettres) et le prix international de poésie francophone Yvan-Goll. Il est également  Chevalier des Arts et des Lettres.

Werner Lambersy, extrait de L’éternité est un battement de cils, Actes Sud :

« Lire ou écrire un poème, c’est s’absenter des masques de soi, retourner au premier cri du premier souffle qui nous jeta, déchirés, des forges de la galaxie ici sur cette terre et retrouver l’éternel instant de l’éternel début ; c’est encore l’autre, l’autrement, l’inentendu des mots… comme on laisse, dans une chaise longue, sur les plages de l’espace et face à l’océan du temps, le chapeau de paille de notre vie et le nez de clown de nos destins. Lire, c’est dresser l’inventaire des invendus de la création, se convaincre que l’éternité n’est qu’un battement de cils de l’instant, avant la dispersion des collections de nos cinq sens, dans les ventes publiques de l’âme et sous les enchères de l’oubli. Est-ce à ce point dérisoire de tenter l’écoute d’un poème qu’il faille y voir uniquement le don d’une enfance attardée ou la recherche folle du génome humain de l’amour ? »