ROGER BALLEN

Paris Photo 2019 : 20 photographes à voir

Ils enchantent, dérangent ou questionnent… Florilège de talents à admirer sous la nef du Grand Palais et partout en ville lors de la 23e édition de Paris Photo, du 7 au 10 novembre.

Roger BALLEN
Le photographe sud-africain est le grand invité de Paris cette année. À la Halle Saint Pierre où il fait l’objet d’une grande exposition… (Le Figaro.fr)



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Roger Ballen, l’esprit frappeur

Il y a chez lui des grimaces et des battements d’ailes, des grincements de dents et des rats, des squelettes et des bébés. Le photographe Roger Ballen fait dialoguer toutes sortes d’obsessions dans des compositions cauchemardesques, quoique étrangement familières. À Paris, la Halle Saint-Pierre l’expose pour une année entière, le temps peut-être de déchiffrer une œuvre puissamment énigmatique. Rencontre.

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Les 5 expos à ne pas rater en septembre en France

Le théâtre de la cruauté exposé.

Lorsqu’il se rend à Paris, Roger Ballen visite la Halle Saint-Pierre, dans le XVIIIe arrondissement. Pour sa série d’expositions en Europe qui reviendront sur son travail, il a donc tout naturellement fait le choix d’y exposer à son tour. Dans ce lieu dédié à l’art brut, le photographe, Américain d’origine mais Sud-Africain d’adoption, revient sur cinquante années de carrière.

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Le monde selon Roger Ballen

L’exposition « Le monde selon Roger Ballen », plus grande rétrospective à ce jour de l’œuvre du photographe sud-africain, revient à la Halle Saint Pierre, à Paris, sur les cinquante ans de carrière de cet artiste hors-norme. Photographies et installations dont certaines, inédites, ont été produites in situ, composent un univers sombre et cruel, métaphore de l’absurdité existentielle.

L’exposition « Le monde selon Roger Ballen » à la Halle Saint Pierre, à Paris, constitue, pour la première fois en France, une véritable rétrospective de l’œuvre d’un des photographes majeurs de sa génération. Le style unique de cet artiste sud-africain, qu’il définit lui-même comme « ballenesque » renvoie de façon crue le versant le plus sombre de la condition humaine : l’absurdité de l’existence et du monde et la confusion voire la folie qui en résultent.

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A la Halle Saint-Pierre, bienvenue à Ballenland, « Le Monde selon Roger Ballen », un monde angoissant, horrifique, drolatique et/ou macabre décliné sur le mode du paysage mental, dont l’artiste photographe et plasticien indique qu’il ressort non à la représentation de sa psyché mais à la sollicitation de celle du regardeur en charge de l’élaboration de sa propre autofiction.


Le curieux des arts.fr

 » Chaque fois que je visite Paris année après année, j’ai hâte de visiter la Halle Saint Pierre […]. L’art qu’on peut voir à la Halle Saint Pierre est authentique, essentiel, implicitement compréhensible  » souligne Roger Ballen (1950, New York). Après des études de psychologie et un doctorat en économie minière il part, en 1982, en Afrique du Sud. Il y exerce son métier de géologue, découvre banlieues et campagnes, pratique la photographie. Ce médium, il le connaît depuis son enfance, sa mère travaillait à l’agence Magnum avant d’ouvrir une galerie de photographies à New York.


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The everlasting enigma of Roger Ballen

To encounter the South Africa-based American photographer Roger Ballen means to experience the uncanny nature of his photographs. The artist enjoys showing them to you in an easygoing, straightforward manner over lunch, which he barely touches, choosing instead to reveal some of the secrets of his art…

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Complètement dada

De géologue, ce docteur en économie minière est devenu photographe ; du documentaire, il est passé à la mise en scène, aux dessins, installations, vidéos, projections, peintures, sans jamais abandonner la photographie. Témoin : cette image prise sur une vitre selon un procédé qu’il a lui-même mis au point. Comment qualifier le travail de Roger Ballen ? Absurde, surréaliste, creepy ? L’artiste réfute l’idée de mettre des mots pour le décrire et nous déconseille de le faire ! Précision de sa part : « Ce n’est pas l’ordre qui commande, c’est le chaos ». Tout est dit : ballenesque reste sans doute le terme le plus approprié tant l’œuvre de cet Américain vivant en Afrique du Sud depuis près de quarante ans est atypique. Elle fait l’objet d’une rétrospective à la Halle Saint-Pierre à Paris (jusqu’au 31 juillet 2020), où sont présentées pour la première fois des photos couleur.

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Exposition Roger Ballen commentée par Bruno Dubreuil, blog ViensVoir


Article dans Charlie Hebdo sur l’exposition Roger Ballen à la Halle Saint Pierre.


Théâtre de l’absurde et de la cruauté, le monde de Roger Ballen hante la Halle
Saint Pierre.

A l’étage, son travail photographique qui est la base de sa création. Au rez-de-chaussée, ses dessins et installations dont certaines conçues expressément pour cette exposition. L’univers sombre et pénétrant de Roger Ballen s’expose en cette rentrée à la Halle Saint-Pierre et c’est un sacré choc de s’y confronter pour la première fois.

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TELERAMA

En images : l’univers cauchemardesque du photographe Roger Ballen
Par Frédérique Chapuis

Ses clichés ont fait le tour du monde. Le photographe sud-africain s’expose dans un lieu consacré à l’art brut. A la marge.

Roger Ballen, regard clair et perçant, semble très à l’aise au milieu des caisses remplies de têtes de poupées, d’animaux empaillés, de fils de fer, de cheveux, d’os…, qui serviront à composer les décors de l’une de ses plus importantes expositions. Il ne manque que les souris et les rats blancs vivants qui hantent habituellement ses images et dont il aurait aimé qu’ils soient aussi de la fête (mais que Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre, a refusé d’accueillir). A 69 ans, le photographe est soucieux de faire comprendre son univers, qu’il qualifie de « ballenesque » et qu’il décrit comme énigmatique, mystérieux, psychologique, primaire et, surtout (insiste-t-il), profondément instinctif. Un univers cauchemardesque qui fera le tour du monde grâce à la diffusion du clip de I Fink U Frieky (2012), que Ballen réalise avec le duo déjanté de hip-hop hardcore Die Antwoord.

Au cœur de ses ténèbres

On découvrira ici des œuvres réalisées entre 1995 et 2018 avec plusieurs médiums : de la photographie (ce par quoi il a débuté) au dessin, en passant par l’installation et la vidéo. Pourquoi les déshérités, les êtres marqués par la consanguinité et les troubles psychologiques, croisés à travers l’Afrique du Sud lorsqu’il exerçait le métier de géologue, ont-ils déserté ces images crues qui ont fait connaître, et parfois détester, Roger Ballen ? « Lorsqu’il y a des humains dans les photos, répond-il, le public se demande : pourquoi sont-ils là, qui sont-ils, sont-ils d’accord ? Leurs visages prennent ainsi le dessus sur le reste du travail et un tas d’aspects sont oubliés. Alors que devant un oiseau, un dessin, on est sans jugement, et cela reste bien plus mystérieux»


Roger Ballen : « L’essence de la vie est au-delà des mots »
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Roger Ballen : photographier des énigmes



“Le monde selon Roger Ballen” à la Halle Saint Pierre, Paris

Que se passe-t-il dans la tête de Roger Ballen ? Son monde plein de symboles se montre complexe, labyrinthique, plein de sombres métaphores, et pourtant simple et enfantin, délibéré et organique, laissant un doute sur l’interprétation qu’on peut en faire, donc nous laissant libres. Des objets accumulés sont mis en scène, photographiés, ou filmés pour une vidéo avec les musiciens et graphistes sud-africain déjantés Die Antwoord ; l’image carrée imprimée est un récit, un film entier. Sa photographie est documentaire, elle explore les marges de la société, y cherche le beau, la grâce édentée et grimaçante. Ensuite, elle rentre dans une intimité presque obscène, documentant cette fois l’imaginaire de Roger Ballen, les méandres de sa mémoire et de son expérience.

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