Le cercle des guérisseuses

[RENCONTRE]

Le cercle des guérisseuses
Dimanche 28 avril à partir de 15h – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium (entrée libre)
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

La Halle Saint Pierre vous propose une rencontre exceptionnelle avec trois des guérisseuses rencontrées par Jean-Philippe de Tonnac au cours de son « voyage de guérison », voyage raconté dans Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel, 2019) :

  • Joëlle Duchemin (Narbonne) propose un travail sur les mémoires ancestrales, qui peut porter sur l’arbre familial, l’enfant intérieur ou la mémoire fœtale.
  • Céline Herminie (Paris) est médium par incorporation et guérisseuse ; à travers ses lectures d’âme, ses guidances, ses soins de libération, ses ateliers, elle propose de mettre en lumière la cause originelle des souffrances.
  • Nathalie Abdelaziz (Poissy) propose des soins énergétiques par imposition des mains et palpation des auras (ou corps subtils) qui s’accompagnent de mots qui mettent en lumière les blessures et favorisent une évolution.

Présence de Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste de l’accompagnement du deuil et de la fin de vie.

Rencontre animée par Gabriel Feat

Renata Armesto, accompagnée à la guitare par Jean Brogat-Motte, interprétera des chants issus du folklore latino-américain dédiés à la guérison.
Coralie Emilion-Laguille lira des extraits du Cercle des guérisseuses.

 *

« Je suis allé à la rencontre de guérisseuses en France, en Suisse et au Canada. Guérisseuses ? Des femmes qui prennent en charge les maux qui ne trouvent plus aucune écoute, qui prennent indistinctement soin du corps et de l’âme, qui soignent à partir de dons. Vous pouvez les appeler énergéticiennes, magnétiseuses, naturopathes, médiums, écothérapeutes, chercheuses en mémoire cellulaire, chamanes, gardiennes des eaux, adeptes du tantra, etc. Elles sont pour notre temps celles que les pouvoirs temporels et religieux ont autrefois malmenées, persécutées avant de les faire disparaître par le feu. Je leur ai demandé de me dire la manière dont elles étaient devenues guérisseuses, les dons à partir desquels elles pouvaient enclencher chez leurs patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, j’ai reçu de leur part un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge ce voyage. C’est la notion de « féminin blessé » qu’il éclaire.

Adolescent, en écoutant les garçons parler des filles, en questionnant plus tard la condition des femmes partout dans ce monde, j’ai souvent eu honte d’être un homme. Me diriger vers ces femmes qui, parce qu’elles se sont relevées de leurs blessures, peuvent venir au secours de leurs semblables, porter assistance à humanité en danger, était pour moi comme entreprendre mon chemin de guérison. Elles incarnent la puissance du féminin dont nous avons, hommes et femmes, si terriblement peur ; une peur qui a justifié qu’on discrédite longtemps leur art né de l’expérience et de l’élan d’apaiser. Elles représentent pour moi l’accès à un monde que nous avons perdu. »

– Jean-Philippe de Tonnac

Jean-Philippe de Tonnac est écrivain, essayiste et éditeur. Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Ecritures et spiritualités 2017. Il est notamment l’auteur de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998), avec Anne Brenon de Cathares, la contre enquête (Albin Michel, 2008) ; avec Frédéric Lenoir de La mort et l’immortalité – Encyclopédie des savoirs et des croyances (Bayard, 2004) ; avec Roland Feuillas de A la recherche du pain vivant (Actes sud, 2017). Il est éditeur chez Bouquins Laffont, collabore régulièrement au Monde des religions, enseigne à l’Institut des Hautes Etudes du Goût à Reims et au Cordon Bleu Paris.