La Libération des âmes

[RENCONTRE]

La Libération des âmes

Une rencontre entre père Mikhaël et Marguerite Kardos
animée par Jean-Philippe de Tonnac

Dimanche 23 juin à partir de 14h30 – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Dans Le Cercle des guérisseuses (Guy Trédaniel, mars 2019), Jean-Philippe de Tonnac évoque sa rencontre avec Marguerite Kardos, praticienne en énergétique chinoise, puis avec un guérisseur installé dans un petit village du Vaucluse, père Mikhaël, prêtre orthodoxe qui dédie sa vie à la libération des âmes et la pratique de l’exorcisme. Ils se rencontreront pour la première fois à l’auditorium de la Halle Saint Pierre pour évoquer leur pratique du soin, la spiritualité orthodoxe dans laquelle ils puisent le don de soulager et d’accompagner, leur relation avec le monde invisible et avec les morts.

Des extraits du Cercle des guérisseuses seront lus par l’auteur Renata Armesto, accompagnée à la guitare par Lucas Sandoval, interprétera des chants issus du folklore latino-américain dédiés à la guérison.

Marguerite Kardos est praticienne en énergétique chinoise traditionnelle ; en dehors des soins qu’elle donne maintenant de façon très limitée, il faut évoquer son dévouement à la mémoire de Gitta Mallasz, dernière survivante des épisodes de Budaliget puis de Budapest que nous avons découverts, à partir des années 1970, à travers les fameux Dialogues avec l’ange (Aubier Montaigne, 1994) ; ses responsabilités au sein de l’association « A Ciel ouvert » dont elle est vice-présidente ; son travail pour que vive à travers le cercle qu’il créa, la parole de son maître soufi Mounir Hafez (1911-1998). Elle aurait dû devenir sumérologue, elle avait quitté sa Hongrie natale pour se mettre à l’école des maîtres français de la discipline ; la vie en décida autrement puisque son « mandat céleste » comme elle le dit si souvent, exigeait qu’elle se mette au service de son prochain dans l’affliction et la souffrance. Elle s’est alors formée à l’école de naturopathie de Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994) et, simultanément, à l’Institut d’énergétique traditionnelle chinoise devenu aujourd’hui l’Institut d’énergétique et acupuncture traditionnelles chinoises (l’IEATC). Elle n’est pas seulement une exceptionnelle acupunctrice ; elle est aussi homéopathe, radiesthésiste et vous entoure le plus naturellement du monde de ses bras.

Installé à la sortie d’un petit village du Vaucluse, père Mikhaël, prêtre orthodoxe, reçoit des personnes qui ont maille à partir avec leurs défunts. Il peut organiser pour elles dans sa « chapelle » une cérémonie de libération d’âme et parfois, si les circonstances l’exigent, une séance d’exorcisme. Le parcours de père Mikhaël est celui d’un chercheur de vérité qui se met en quête dès l’adolescence, cherche des enseignements, des maîtres, s’oriente insensiblement vers ce qui lui apparaît comme sa mission. C’est la lecture de la Bible protestante de Louis Second, encore très jeune, qui lui ouvre les yeux. « Dans la Bible, explique-t-il, un souffle de vie rassemble les mots prêtre, prophète et roi. » Il est décidé à enseigner et guérir, à être prêtre. Il reçoit à Montpellier une première ordination de prêtre de l’Église orthodoxe gallicane, puis une seconde dans la tradition catholique gallicane. Il y a chez cet homme une bonté en actes simples, une assistance à tous ceux d’entre nous qui ont « mal à leurs morts ». La modernité qui ne croit plus à l’au-delà, qui ne croit plus que les défunts sont quelque part, qui ne croit plus en grand chose, nous interdit de prendre soin de nos morts et ces morts, en retour, ces morts en souffrance, nous empêchent de trouver dans ce temps de nos vies, nulle part, la paix.

Le Cercle des guérisseuses raconte un voyage. Jean-Philippe de Tonnac est allé à la rencontre d’énergéticienne, magnétiseuse, naturopathe, médium, rebouteuse, écothérapeute, chercheuse en mémoire cellulaire, chamane, musicothérapeute, etc. Il a mené avec elles des entretiens approfondis pour reconstituer leurs parcours : il leur a demandé la manière dont elles étaient devenues guérisseuses, les dons à partir desquels elles parvenaient à enclencher chez leurs patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, il a reçu chaque fois un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge ce livre en profondeur. C’est la question du féminin blessé qu’il éclaire singulièrement.

Jean-Philippe de Tonnac est écrivain, essayiste et éditeur. Son roman Azyme chez Actes Sud a obtenu le prix Ecritures et spiritualités 2017. Il est notamment l’auteur de René Daumal, l’archange (Grasset, 1998), avec Anne Brenon de Cathares, la contre enquête (Albin Michel, 2008) ; avec Frédéric Lenoir de La mort et l’immortalité – Encyclopédie des savoirs et des croyances (Bayard, 2004) ; avec Roland Feuillas de A la recherche du pain vivant (Actes sud, 2017). Il est éditeur chez Bouquins Laffont, collabore régulièrement au Monde des religions, enseigne à l’Institut des Hautes Etudes du Goût à Reims et au Cordon Bleu Paris.