[ PROJECTION ]

Je ne peux pas m’empêcher de peindre

Film de Takeshi KONDO(90 ‘)

sur l’artiste brut japonais
Norimitsu KOKUBO

Exposé dans Art Brut Japonais II à la Halle Saint Pierre jusqu’au 10 mars 2019

Dimanche 24 février à 15 heures – entrée libre

Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

Norimitsu Kokubo, Panorama du monde, 1995 (détail). Crayon noir et de couleur, stylo sur papier, 1,60 x 8 m. Collection de l’artiste.
Oeuvre exposée actuellement dans Art Brut Japonais II

LE FILM

Norimitsu Kokubo a 23 ans et il est autiste. C’était quand il était écolier qu’on lui a annoncé qu’il avait un trouble envahissant du développement (TED). Yoshimitsu ne pouvait pas bien communiquer avec les autres et avait tendance à s’exciter facilement. Mais c’est la rencontre avec le monde de la peinture qui a changé sa vie. C’est son professeur d’art plastique qui a remarqué son talent et qui lui a conseillé de peindre. Quand il peint, il est comme un poisson dans l’eau.

Depuis sept ans, il travaille à la réalisation d’une œuvre monumentale de 1,6 m de largueur sur 10 m de longueur ; et son seul outil est le stylo à bille. Le thème de cette grande œuvre est une ville imaginaire où sont mélangées des choses qu’il a vu à la télé ou sur internet. Dans sa ville, il y a aussi des trains, des voitures, des autoroutes, des aéroports, des stations, des hôtels, des manèges, des armées, des produits électriques et alimentaires, etc. Mais son motif le plus récurrent est celui de la Corée du Nord. Norimitsu explique que « La Corée du Nord est isolée de la communauté internationale. Moi, je suis handicapé et je n’ai pas d’amis, alors elle me ressemble. » Norimitsu exprime ses sentiments qu’il ne peut pas bien expliquer avec les mots à travers ses peintures.
En outre, le jour de l’inauguration à la Collection de l’Art Brut à Lausanne en Suisse, il a surpris tout le monde. En effet, il voulait « modifier » sa peinture. Il voulait retoucher un détail, une tout petite pointe qui se trouve au coin de la peinture et que personne n’avait remarquée. Peindre est sa passion et son obsession : « je ne peux pas empêcher de peindre. »
Maintenant, Norimitsu voudrait s’intégrer mieux et vivre dans le monde réel. Son défi est d’obtenir un permis de conduire.

Dans ce film documentaire, on le suit pendant deux ans et demi pour décrire son attitude toujours positive.

Norimitsu Kokubo

Né en 1995 à Shiga, il a commencé à peindre à l’âge de trois ans. A la fin de la première année de l’école primaire, il a été diagnostiqué qu’il avait un trouble du développement (autisme à haut niveau de fonctionnement). En 2007, il est entré au collège de rééducation pour handicapés à Shiga. A cette époque, il peignait sur des papiers cartonnés ou l’envers des calendriers. En 2010, il est entré au lycée de rééducation pour handicapés. Son professeur d’art plastique lui a conseillé de peindre sur des papiers de plus grand format alors il a commencé à peindre sur un papier de rouleau de 1,6 m de largueur et 10 m de longueur. Les motifs de ses œuvres faisaient principalement référence à la prison ou au cosmos.

En 2014, le directeur de la Collection de l’Art Brut à Lausanne en Suisse est venu au Japon pour voir Norimitsu. L’année suivante, Norimitsu a été invité en Suisse par ce musée.
En mai en 2016, Norimitsu Kokubo a achevé « Trois parcs panoramiques », une grande œuvre de 10 m de longueur.
Aujourd’hui, le talent de Norimitsu Kokubo est reconnu dans le monde entier. Il a déjà réalisé plus de 300 œuvres.

Prix :
En 2010, Premier prix, « Kanden collabo art 21 »
En 2011, Prix Tadashi Hattori, « 17eme Compétition de l’art »
En 2012, Premier prix dans la catégorie de l’expression libre de « 21eme Art salon, compétition de peinture »

Expositions :
En 2011, « POCORART, compétition de l’art 2011 » à Tokyo au Japon
En 2012, « Art Brut from Japan » au musée HET DOLHUYS aux Pays-Bas
En 2015, « Architectures Collection » à la collection de l’Art Brut en Suisse
En 2017, Exposition « le monde de Norimitsu Kokubo » à Shiga au Japon

Takeshi KONDO (né en 1973).
Réalisateur de documentaires, appartient au PAO Network Co., Ltd. Il a réalisé beaucoup de programmes de télé documentaires sur les laissés-pour-compte de la société, comme les enfants maltraités ou les coréens habitant au Japon. Il est en train de réaliser un programme documentaire sur les gens qui travaillent pour la reconstruction du séisme de Fukushima.
Pourquoi ce film ?
« Ce film « Je ne peux pas m’empêcher de peindre(描きたい、が止まらな い)» trouve son origine dans le cadre de Tokyo Docs, un salon international consacré à aider des projets documentaires en devenir.
Au Japon, le mot « Art Brut » est peu connu. Le but de ce film est de transmettre le charme de ce genre d’art « vivant » au grand public ; et je souhaite aussi que ce film soit une opportunité de dépasser les préjugés.
« L’art brut » est un art que les handicapés physiques ou mentaux créent avec leur inspiration originelle. C’est un art vivant et pur qu’ils créent juste par passion. « J’ai besoin de peindre », dit Norimitsu. Ce n’est ni pour la gloire ni pour la richesse.
Ce film ne parle pas de l’art handicapé mais de la vie d’un jeune homme pendant deux ans, qui tente de prendre son indépendance avec beaucoup d’émotions et de combats. J’espère que les spectateurs seront intéressés par Norimitsu Kokubo et que la frontière entre les handicapés et les gens normaux disparaisse. »