Jean SEBAN

PROJECTIONS
des deux derniers longs métrages
de Jean SEBAN
en présence du réalisateur

Ganga 2020 
Requiem pour un père
Première projection du film (1h 39 min 2017)
Scénario inspiré par Charles Péguy et
Auguste de Villiers de L’Isle-Adam
suivi d’une discussion avec le réalisateur
Samedi 11 novembre à 15 heures – entrée libre
Halle Saint Pierre – à l’auditorium
Réservation conseillée : 01 42 58 72 89

*
L’Invention de l’année 2018
Un film, (1h 33 min 2017)
Scénario inspiré par Charles Péguy

Samedi 4 novembre à 15 heures – entrée libre


Ganga 2020. Requiem pour un père

     L’art lutte perpétuellement pour s’affranchir de l’intelligence pure, pour devenir affaire de pure perception, pour se libérer de ses liens à l’égard de son sujet, de son argument primitif. Les réussites de la poésie et de la peinture sont celles où les éléments constitutifs de la composition sont si bien fondus que le canevas anecdotique ne frappe plus l’intellect seul, ni la forme l’œil ou l’oreille seulement ; forme et fond au contraire, dans leur union parfaite, offrent un objet unique à « la raison imaginative », cette faculté complexe à laquelle toute pensée, tout sentiment se présente originairement jumelé avec l’analogue sensible qui est comme son symbole.
     C’est l’art de la musique qui réalise le plus totalement cet idéal, cette identification parfaite du fond et de la forme. Dans ses moments accomplis, la fin n’y est pas distincte des moyens, la forme du fond , le sujet de son expression ; ils sont inséparables, ils se saturent complètement l’un l’autre ; c’est vers la musique par conséquent, vers sa condition de perfection que tous les arts, est-on en droit de conjecturer, tendent et aspirent constamment. En elle dès lors, plus que dans la poésie comme on se l’imagine souvent, doit être trouvé l’idéal exact, le critère de l’achèvement artistique.

                                                                        Walter Pater, « Que tout art soit musique », 1877

                                                                                                           


L’Invention de l’année 2018

Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracián

 » Le film ne cache rien, le titre de l’œuvre nous dit tout, il nous dit ce que nous ne devons pas refuser d’entendre : non pas représentation, mais Invention…  Le monde n’est plus ici un spectacle que l’art confierait à notre regard indiscret, regard sur le monde mais protégé de ses anfractuosités, immunisé contre son écoulement sans répit, contre son souffle qui ne laisse rien indemne. Dans le film L’Invention de L’Année 2018 le monde… ( Notes sur le film par Anne Schneider et Isidore Gracian)
suite du texte, ici 

Site Jean Seban (cliquez ici)  

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